Mon café, sinon rien!
Ceci n’est pas une note. Ceci est un cri. La rage m’envahit. Ca faisait un moment que le patron m’en parlait. Je ne voulais pas le croire. Je pensais qu'il déconnait.
Je ne suis pas le seul dépité, je présume. 20 ans que cela n’était pas arrivé.
Je ne suis pas le seul dépité, je présume. 20 ans que cela n’était pas arrivé.
Albert Cossery, François Nourrissier, Pierre Bourgeade, Jean d'Ormesson, Jorge Semprun, Tahar Ben Jelloun, tout comme votre Rastignac préféré, sont des fidèles du lieu.
Je ne pourrai donc plus écouter discrètement Patrick Besson et Marc-Edouard Nabe polémiquer autour d’un verre. Et Pascal Bruckner et Yves Simon et BHL et…
Liste non exhaustive.
Je m’amusais pourtant tellement de voir les auteurs donner des interviews en crânant, les acteurs faire leur numéro de cirque lors de leur rendez-vous, les éditeurs signer des contrats à des peoples analphabètes, les critiques littéraires se faire acheter par les attachées de presse sexuellement attirantes, j'en passe et des moins bonnes... C'est simple, on m'enlève mon joujou, mon laboratoire d'étude comportemental. Non, franchement, cette décision est tout bonnement scandaleuse. Pourrie même.
Où allons-nous nous retrouver, Dorian Gray, Ripley et moi pour remettre un peu d’ordre dans ce milieu littéraire en se torchant la gueule ? Où vais-je passer mes après-midi pour observer, écrire, converser, draguer les étudiantes en littérature ?
Non, la fermeture du Café de Flore du 23 juillet au 19 août « pour cause de réaménagement des cuisines et de rafraîchissement de la salle » me révolte.
Tiens, j’ai l’idée d’une pétition. J’ai envie soudain de me DanielSchneidermanniser.
Rastignac
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