Prudence, prudence...
Toute la difficulté de tenir un blog de cette nature est de pouvoir rester caché sans être démasqué par un plus malin que les autres. Ce n’est pas facile car certaines personnes commencent sérieusement à enquêter. Un, particulièrement, s’est même confié à moi en me précisant qu’il avait des pistes. De sérieuses pistes. Je ne figure pas dans sa liste (Dorian et Ripley non plus d’ailleurs), ce que je trouve assez cocasse, en fait. Mais il faut rester vigilant. Hier soir, j’étais invité dans une soirée littéraire telle que je les affectionne. Au programme : jolies jeunes demoiselles, étudiantes en littérature ou stagiaires dans une maison d’édition (non, ceci n’est pas un cliché, c’est la pure réalité des faits) à la chasse aux jeunes écrivains (ou vieux, peu importe, après tout), des écrivains (jeunes et vieux, donc), des attachées de presse, des éditeurs, des journalistes, du champagne à gogo et des petits fours succulents. Mais, voilà, le problème est celui-ci. Si j’en dis trop sur cette soirée, du genre : « tiens, untel à déclaré qu’unetelle à fait ci… », ou « il y avait Emmanuel Carrère qui faisait du gringue ostensiblement à Claire Castillon (c’est une fiction), je risque vite de détourner les soupçons vers moi. Je ne peux, non plus, dire quel auteur nous fêtions ce soir là, car nous n’étions pas si nombreux… (le 14 juillet, la profession n’est quasiment plus dans la capitale). Voilà, le vrai problème de ce blog… nous devons nous méfier de tout le monde et finalement censurer certaines situations et quelques propos afin d'éviter d'être reconnus. Je ne prétends pas que Dorian, Ripley et moi terrorisions ce petit milieu germanopratin mais enfin, nous l’agaçons. Et il n’aime pas cela. Va falloir ruser pour continuer à vous informer dans l’anonymat le plus complet. Je vous jure, nous menons là une drôle de mission. Oui, je dis bien « mission ». Foutre un coup de pied dans la fourmilière sans se faire repérer. Pas facile.
(Sinon, je suis tombé récemment sur un livre d'une dénommée Virginie François. Dans
Saint-Germain des Près, une provinciale raconte (Chiflet & Cie) elle raconte sa propre expérience de jeune journaliste fascinée par le Saint-Germain-des-Près de Sartre, Beauvoir, Malraux et Camus et qui, en montant à Paris, découvre la réalité "Germanopratine" des années 2000. Un coup de massue sur la tronche. Je dis rarement du bien ici d'un livre mais étant donné le sujet évoqué, l'humour, l'ironie, l'auto dérision de la demoiselle et le sens de l'observation très aiguisé de l'auteur, ce petit livre devient donc "l'exception qui confirme la règle" (non, mais quoi? Manquerait plus que nous devenions gentils!)
Pour en savoir un peu plus, cliquez ici et là.
(Sinon, je suis tombé récemment sur un livre d'une dénommée Virginie François. Dans
Saint-Germain des Près, une provinciale raconte (Chiflet & Cie) elle raconte sa propre expérience de jeune journaliste fascinée par le Saint-Germain-des-Près de Sartre, Beauvoir, Malraux et Camus et qui, en montant à Paris, découvre la réalité "Germanopratine" des années 2000. Un coup de massue sur la tronche. Je dis rarement du bien ici d'un livre mais étant donné le sujet évoqué, l'humour, l'ironie, l'auto dérision de la demoiselle et le sens de l'observation très aiguisé de l'auteur, ce petit livre devient donc "l'exception qui confirme la règle" (non, mais quoi? Manquerait plus que nous devenions gentils!)Pour en savoir un peu plus, cliquez ici et là.
Rastignac
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