Le beau de Calixthe a des yeux de filou (tchicatchicatchicayaya)
Merci à la charmante (BIIIIIP !) de chez Albin Michel de m’avoir envoyé ce livre. J’ai beaucoup ri de la prose revancharde et haineuse de mon amie Calixthe Beyala. Je dis « mon amie », car je la connais bien. Je ne livrerai rien de sa propre vie ici (pas le genre de Rastignac), de toute façon, elle s’en charge déjà dans L’homme qui m’offrait le ciel.
L’histoire : « Elle est noire, africaine, célibataire et mère d'une ado rebelle. Il est blanc, Occidental, marié sans enfants. Entre eux, un amour fou. Une rencontre improbable, elle qui se bat pour les déshérités, lui qui vit dans un monde de célébrités. Et pourtant, ils vont s'aimer... 'L'Homme qui m'offrait le ciel' est le récit d'une passion absolue. Mais la passion peut-elle lutter contre les pressions sociales, le confort des habitudes et la peur de l'inconnu ? »
En gros, Calixthe a comme amant Michel, animateur dominical déjà marié avec Dany. (Je ne comprends pas pourquoi, dans les émissions littéraires ou dans les journaux, personne n’ose prononcer le nom de famille de ce Michel qui hante la petite lucarne depuis trois décennies, au moins).
Message personnel : Michel, je ne savais pas tout ça de toi. Presque une bête de sexe… et auteur de jolies lettres d’homme amoureux, lâche, pleutre… (au choix). C’est pas joli-joli ton comportement. Surtout que Calixthe est persuadée (ses amis et sa fille lui ont soufflé la chose) que tu n’as pas assumé votre amour, car elle est de couleur noire. En 2007, pas mal, hein ?
-Que va dire le public, j’ai une carrière a continuer… faut pas rigoler avec ça !
C’est ce qu’il dit, l’homme au chienchien qui fait dodo. Pauvre Michel, pauvre Calixte !
Non, franchement, rigoler ainsi de vos minables amours m’a fait un bien fou. J’avais le moral dans les chaussettes, je venais de voir Franz Olivier Giesbert se donner du plaisir solitairement en parlant de son polar à la téloche. Foutre dieu ! (C’était le cas de la dire !) Quoiqu’il en soit, je ne sais pas ce que j’ai mais j’ai envie de me montrer aimable aujourd’hui. Non, parce que j’aurais pu profiter de cette tribune pour évoquer le plagiat dont a été accusée ma belle amie il y a quelques années. Pas question, je ne suis pas un délateur. Certes, Calixthe a, de manière honteuse, nié les allégations qui pesaient contre elle, mais je ne vois pas pourquoi j’évoquerais la question ici. C’est sûr, quand on est acculé et discrédité par des emprunts littéraires, on se défend assez maladroitement en affirmant péremptoirement que tous les écrivains se rendent coupables d’emprunts littéraires et on joue la victime expiatoire en déclarant sentencieusement que ses accusateurs sont d’ubuesques racistes. Certes, certes, mais quand même, ce n’est pas à moi de l’écrire. D’ailleurs, ce n’est vraiment pas mon genre d’ironiser. Je suppose que les frasques de monsieur D et de madame B vont trouver acquéreurs. Moi, parce que je suis un type gentil, je vous épargne, une fois encore, la lecture d’un truc navrant et insipide. A la fin, monsieur D se tire. Madame B est énervée. Mais la vie continue et Albin Michel publie l’histoire. Cette maison d’édition, pourtant déontologiquement irréprochable, n’hésite pas à transformer une liaison éphémère sans intérêt en un livre qui ne l’est pas moins.
Beyala s’ « Angotise ». On aura vraiment tout vu !
Rastignac
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