LE TOP « TIT’KON » - JUILLET 2007

Publié le par jeresiste

 

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 Après les couvertures catastrophiques, les titres calamiteux. Car là non plus, nos « amis » éditeurs ne se foulent pas toujours. On se copie allègrement, on plagie ce qui marche, on essaie les effets de style sans jamais tester l’impact sur le public, on se fait plaisir par des jeux de mots foireux ou alambiqués… « Faut reconnaître que c’est le plus souvent très empirique et bricolé » me confiait il y a quelques jours à peine l’éditeur d’une très grande maison. En voici quelques exemples dûment choisis…

N°1

Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête... et par beau temps aussi

Ah, les titres à rallonge. Une vraie maladie ! De plus en plus ineptes, de plus en plus longs… Les dimensions des couvertures ordinaires n’y suffiront plus, bientôt.

N°2

Je suis né un jour bleu

Attention, autre tendance lourde : l’esotérico-absurde. « Je suis né un jour bleu » aurait aussi bien pu s’appeler « Je m’appelle cornichon » ou « J’ai de la barbe aux pieds ».
 

N°3

J’ai tant rêvé de toi

Pas encore sorti mais déjà mythique, ce plagiat éhonté des titres du couple Musso-Lévy. Bravo les Poivre, continuez comme ça !

N°4

Au secours pardon

On a connu le Beig’ plus inspiré dans le choix de ses titres… On dirait un Higgins Clarck des mauvais jours. Pour les prochains nous suggérons : « Merci, encore », « S’il te plait déjà », « Pourquoi non mais si ». Au choix…

N°5

Castigarium

Le nouveau Robbe-Grillet fait dans le néologisme abscons. Et puis quoi encore : Néoromarium ? Avangardus ?

Publié dans par Ripley

Commenter cet article

pavel 20/07/2007 13:13

"j'ai tant rêvé de toi" est le premier vers d'un poème de Robert Desnos.

Kill-kill-> 17/07/2007 10:16

Moi, j'ai trouvé "Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes", titre long pour une lecture… bonne, allez. Mais titre efficace puisque même le libraire m'a dit que pour un auteur aussi inconnu et incongru que l'auteur en question, ce titre attire tous les lecteurs.

Benoît FAPM 15/07/2007 23:10

Excellent, et tellement juste...

Daniel Fattore 06/07/2007 22:40

Paraît effectivement que l'éditeur peut avoir son mot à dire. Sinon, le chef-d'oeuvre de Proust se serait intitulé "Les Colombes poignardées". J'ai connu d'autres cas plus proches de moi, où la titraille n'est pas due à l'écrivain.

Vagant 06/07/2007 18:55

Ah bon ? C'est l'éditeur qui choisit le titre ?