Cigares, calories et à-valoirs

Publié le par jeresiste

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Comment approcher un Editeur ? Comment lui parler ? Il ne lira jamais le manuscrit que vous avez envoyé à son comité de lecture, donc il vaudrait mieux l’attaquer de front. Sans camper devant son bureau. (Je pense à toutes ces jeunes personnes énervées qui souhaitent se faire éditer, en vain. Et j’ai trouvé la solution.) Avant tout, l’Editeur est mondain et gourmet. Il passe ses déjeuners dans des restaurants stratégiques, avec des auteurs en général, et c’est là qu’il faut "l’attaquer", juste au moment du café. Vous aurez alors trois minutes pour le convaincre que vous êtes son nouveau poulain, en lice pour un prix ou des ventes Gavalda-esques. Il faut y aller avec charme et culot, diantre !

C’est très simple. Vers 15 heures, on trouve encore, au Restaurant la Méditerranée, place de l’Odéon, tout un panel d’éditeurs. A gauche, en rentrant, la table de Olivier Orban (Plon) . Il laisse toujours la banquette à l’auteur, donc débrouillez vous pour être dans sa ligne de mire. (Si vous êtes du sexe féminin et pas moche, c’est dans la poche.) La table du fond , en face, c’est celle d’Anne Carrière, souvent accompagnée de son éditeur de fils, Stéphen. On trouve aussi, pas loin, Teresa Cremisi (Flammarion) ou encore Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal .(Orban et Cohen-Solal fument des cigares, vous pouvez toujours leur en offrir un, mais un très bon !)

Autre "must" de l’édition, pas très loin, la Cigale Récamier, près de Sèvres Babylone. On y mange des soufflés délicieux, et le petit monde germanopratin défile avec allégresse. Grasset y a ses habitudes, Denoël aussi, donc les deux autres Olivier, Nora et Rubinstein, y sont souvent. On y croise aussi des people (style Jean-Michel Jarre accompagné de sa moumoute ou encore BHL, lunettes noires et mèche). Muriel Beyer (Plon) s’exile au Casa Bini, au premier étage, près de la fenêtre. La faune de Robert Laffont, qui est rive Droite, ne l’oublions pas, s’attarde chez Noura, mais attention, le Pavillon, bien plus chic. Et puis, en fin de journée, si vous n'avez pas osé faire quoi que ce soit, vous avez toujours l’option Lutetia, au bar, vers 18 heures 30,  et là, vous les croiserez tous, de Jean-Marc Roberts (Stock) à Bernard Fixot (XO) en passant par Claude Durand (Fayard).

Dorian Gray

 

Publié dans par Dorian Gray

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Eric LEQUIEN-ESPOSTI 08/08/2007 09:22

Intéressant ! Alors, comme depuis tout récemment, je relaye en rubrique "Intéressant" de mon site-radeau.Aussi et puisque je suis là, autant donner mon avis (j'insiste) : Si c'est vrai, c'est bien pitoyable. Si c'est faux, c'est bien dommage, car ce que l'on imaginait de plus pitoyable tombe alors à l'eau... Et l'énigme demeure...Eric (perplexe y glace, monde de plastique)

Elisabeth Robert 05/07/2007 16:09

si c'est simple, pourquoi on rame encore?;) Moi je pense qu'il faut aussi une dosette de talent à la place de l'aspartam!:)

jérémie 20/06/2007 14:41

Merci pour ce petit voyage gastro-éditorial... J'ai plus qu'à me renseigner sur les meilleures marques de cigares...

Anne-Sophie 20/06/2007 13:35

Hum... Noura, La Méditerranée... Tu me donnes faim avec tous ces restaurants gastronomiques...
Allez bonne appétit !