Justiciers mais pas sorciers!

Publié le par jeresiste

rousses.gifIl y a de plus en plus de monde qui passe nous voir ici. Merci à tous ! Nous commençons même à figurer dans certaines blog-rolls (quel joli mot bien français). Sans l’autorisation de mes deux compagnons, j’avais tout de même envie de vous donner quelques explications sur le pourquoi du comment de l’existence de ce blog essentiel pour la bonne compréhension de la vie littéraire de notre beau pays. Dorian, Ripley et moi gravitons dans ce milieu depuis longtemps et avons constaté, lors d’un gargantuesque repas accompagné de libations fort peu raisonnables, que ce monde-là était pourri jusqu’à la moelle et que nous le savions pertinemment.
-Il faut faire quelque chose ! lança Dorian.
-Oui, il le faut, confirma Ripley.
-Tout à fait d’accord, répondis-je pour faire avancer le débat.
Ainsi, l’idée de créer cet espace libre, simple et vrai (avec un soupçon de mauvaise foi de temps à autre, je vous l’accorde, mais sinon ce n’est pas amusant) est née. Ici, pas de fayotage, de consensus mou, de propos politiquement correct, de promo abêtissante. Ici, on taille des costards à ceux qui le méritent. Les autres, les bons (éditeurs ou écrivains), nous n’en parlons pas. Nous les laissons peinards, ces oiseaux rares. Ne vous étonnez donc pas de ne rien lire de positif sur ce blog. Des journalistes bien pensants, dégoulinants de bons sentiments, abrutis par trop de miel ingurgité, il y en a à la pelle. Ils vous attendent dans leurs journaux ou leurs blogs pour vous faire avaler leurs petits choix personnels souvent fort peu judicieux. Tenez, par exemple, j’ai sur ma table un truc vraiment ni fait ni à faire, signé Valérie Bonnier. Je suis sûr que quelques-uns en parleront positivement. Personnellement, là encore, j’ai essayé de lire quelques pages de Toutes les rousses ne sont pas des sorcières (éditions du Rocher) qui sort incessamment, mais je n’ai pas pu. Trop insupportable cette lamentable histoire de la dénommée Clarice qui veut réussir dans la vie et devenir une styliste célèbre. La fin de la 4eme de couverture vous donnera une idée du truc. « Sexe, mode et célébrité, à quoi rêvent donc les rousses… quand on brûle de passion pour elles…et qu’elles résistent aussi longtemps. »
Ca donne envie de lire ce chef d’œuvre, non ? On sent que l’on se dirige vers de la grande littérature. Dostoïevski, tu peux te retourner dans ta tombe, la relève arrive. Quand je pense que je suis invité la semaine prochaine à la rencontrer « autour d’un verre » à l’occasion de la dédicace de son roman dans une librairie parisienne. Tiens, pourquoi n’irais-je pas assister à ce « pince-fesse », histoire de tout raconter ici après ? Peut-être, peut-être pas. Pas que ça à faire non plus. Tenez, deux petits cadeaux avant de vous laisser. Je suis tombé, en cherchant dans Google, (je suis maso, moi, parfois) sur le site de son livre et sur une vidéo de cette grande dame de la littérature contemporaine qu’est désormais Valérie Bonnier. Ça donne vraiment envie…

Rastignac

Publié dans par Rastignac

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Thibault Malfoy 21/06/2007 21:24

J'adore votre blog et la causticité salvatrice qu'il distille à chaque nouveau billet. Bonne continuation !

Camille Butterfly 08/06/2007 12:03

Ah Merci ! ça me permet de mieux saisir la philosophie de ce blog parce que j'avoue que je ne comprenais pas trop pourquoi ce blog avait un aspect si "négatif"... J'étais à la limite de croire que j'étais tombée sur des frustrées de la littérature, à un point que leur seul objectif maintenant était de fustiger d'office tout ce qui leur tombait dans les mains comme un trio de vieilles commères aigries :-))
je suis rassurée !

la chanterie 07/06/2007 18:29

Pour ce qui est de la vidéo...On peut dire que le vocabulaire de la dame est aussi court que sa jupe...

la chanterie 07/06/2007 18:26

Hé bien, j'adhère complétement à votre position. Merci pour vos conseils de non lecture....

Mystere4 07/06/2007 11:11

La video est....no comment. LOL !