Attachées de stress (1).

Publié le par jeresiste

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Pour gagner sa vie, il faut bien travailler. Et donc parfois, se prostituer. Je n’ai jamais bien su déterminer la limite. Il m’arrive régulièrement d’apparaître sur le petit écran pour vous conseiller des livres. Ceux dont je parle, je ne les aime pas tous, évidemment, sinon, mon émission serait annuelle, pas hebdomadaire. Si vous saviez le comportement qu’ont certaines attachées de presse pour vendre leurs poulains (ou pouliches, c’est selon). Certaines pensent me convaincre en me vantant simplement le mérite d’untel (ça ne me suffit pas), d’autres m’invitent au restaurant (j’en profite pour boire et manger sans retenue), d’autres encore me parlent des heures au téléphone pour me noyer d’informations indigestes que je ne retiens pas. Je ne parle pas de celles qui me font du charme pour espérer quelques mots à l’antenne. Je suis célibataire, si vous pensez un instant que je n’en profite pas, vous vous trompez. Comme je ne suis qu’un sale profiteur, je connais les arcanes de ce milieu par cœur, car nous sommes nombreux dans le même cas que le mien. Avec mes amis Dorian et Ripley (de sacrés loustics ces deux-là !), nous avons décidé de vous livrer les clefs que l’on n’offre jamais aux lecteurs des autres blogs littéraires (qui sont, il faut quand même bien l’avouer, trop gentil pour être honnêtes). Donner des noms me démange, mais je n’en ferai rien… certains auteurs sont des amis et on ne tape pas sur des amis (c’est encore à voir !).

De quoi parlais-je ? Ah oui ! Des attachées de presse des années 2000… Ces jeunes filles/femmes mignonnes et avenantes choisies désormais pour leur physique et non pour leur compétence (à quelques très rares exceptions prêts). Moi, ça ne me dérange pas, je connais le système et je sais jouer de lui. Mais je sais aussi que beaucoup fonctionnent ainsi. Pour avoir un article dans la presse, pour être invité dans des émissions littéraires, pour bénéficier d’une campagne médiatique importante, le talent ne suffit plus. Le physique et le copinage ne sont pas loin derrière. J’en suis convaincu, car je suis bien placé pour le savoir. Je ne dis pas que tout le monde fait mal son boulot, je ne suis pas du genre à généraliser, mais quand même, il s’agit là de la grande tendance du moment.

Bon, je vous laisse, il faut que j’appelle Catherine. Elle doit me parler d’une nouvelle auteuse (membres de l’Académie française, veuillez me pardonner !). Un mannequin qui raconte son anorexie. Un livre passionnant ! Catherine m’invite au restaurant du Crillon. Je sais, les clichés ont la peau dure, surtout quand ils sont vrais.

 

 

Rastignac

Publié dans par Rastignac

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Anne-Sophie 06/06/2007 18:07

Bonjour Rastignac,
décidément, j'aime beaucoup votre mauvais esprit. Mais franchement vous cacher derrière un pseudo pour balancer, est-ce un procédé digne de vous ? Ayez un peu de courage, bas les masques !

Au plaisir de vous relire

Fred 03/06/2007 15:15

Et oui, comme le disait Kersauson, attachée je vois bien mais presse ça veut dire quoi ???

Chouchou 30/05/2007 15:16

si on est vraiment mechant on dit "attachée de fesses" !!!!