Le Nectar du Pire

Publié le par jeresiste

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J’ai longtemps été amoureux de Christine O. On disait d’elle, à une époque pas trop lointaine, qu’elle était la plus belle romancière de Paris. Un regard inespéré dans ses prunelles dorées et chatoyantes, croisées à un cocktail littéraire, et hop, je chavirais, jeune homme rougissant  et svelte que  je fus alors… C’est vrai que comparée à Virginie Despentes, Christine Angot ou encore Nathalie Rheims, qui sont, il faut l’avouer, des thons inégalés, Christine O. règne, suprême. Mais suffit-il d’être belle pour avoir du talent ? C’est là où le bât blesse. Le dernier livre de Christine O, publié chez Albin Michel, s’appelle (je n’invente rien)  « Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête…et par beau temps aussi. » Ce petit livre à la couverture rose et noire,  a eu droit, la semaine de sa sortie, à un article particulièrement assassin de François Busnel dans l’Express. Titre de l’article : ‘Tartufette ». En voici quelques phrases. « Heureusement, le ridicule ne tue pas. Il fait rire. Dans le cas de Christine Orban, il procure même un sentiment nouveau : l’incrédulité hilare. Comment peut on signer un nanar pareil ? (….)Christine Orban se croit cultivée parce qu’elle fait des citations. Elle met la barre tellement bas qu’on ne la voit plus. (…)Le nectar du pire, le propres citations de l’auteure. Car Christine Orban pense. Si si. Et elle nous fait la joie de s’auto citer. (…)Ce pensum verbeux est à prendre au premier degré, comme une gigantesque occasion de rigoler un bon coup. » En lisant cet article, mon cœur saigne pour Christine O. Busnel (qui on le sait, n’est pas un tendre) n’y va pas avec le dos de la cuiller. Pendant un temps, l’article, qu’on pouvait lire en ligne sur le site de l’Express, avait disparu. Pendant que j’écris ces lignes, il a refait surface, vous pouvez le lire dans sa totalité ICI. Cela voudrait-il signifier que la garde rapprochée de Christine O. (avec son mari éditeur, le puissant Olivier Orban en première ligne) a tenté en vain  d’en interdire la consultation sur Internet ? Mais que Christine se console. Son livre, n’en déplaise au méchant Sieur Busnel, est entré dans les meilleures ventes. Comme quoi les romancières glamour au regard mordoré, qui écrivent des chansons pour Céline Dion font toujours rêver dans les chaumières. Devrait on dire hélas ?

 

Dorian Gray

Publié dans par Dorian Gray

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Chouchou 30/05/2007 15:14

Mais elle s'en fout en effet, elle se vend comme des peties pains !!!