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Rasti, Rip et DG

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 08:28

Pourquoi vos trois Mousquetaires en ont-ils ras le bol ?
 
Pourquoi les lecteurs de ce blog sont-ils devenus si terriblement exigeants et pourquoi ça finit par nous dégoûter grave ?
 
Pourquoi ces lecteurs-là ne vont-ils pas ici au lieu de nous faire chier ? (Oui, carrément)
 
Pourquoi nous exécrons les gens qui passent leur temps à faire la morale aux autres.
 
Pourquoi Guillaume Durand persiste-t-il à se teindre les cheveux couleur aubergine ?
 
Pourquoi PPDA et son frangin sortent-ils encore un bouquin en octobre juste après celui paru fin août ?
 
Pourquoi les lecteurs de ce blog, pourtant vifs d’esprit, n’ont- ils toujours pas compris que nous sommes là avant tout pour rigoler, persifler, tout en crachant allégrement dans la soupe ? (S'ils n’ont toujours pas compris, qu’ils aillent ici, dans du politiquement correct et qu’ils arrêtent de nous casser les burnes.) 

Pourquoi Eric Lequien-Espoti nous amuse-t-il tant? (Donc, nous lui offrons gracieusement de la publicité sur ce merveilleux blog tolérant!)
 
Pourquoi Gonzague Saint Bris n’a-t-il toujours par découvert le shampooing Head & Shoulders ? (Hommage à Adamo et sa chanson Tombe la neige ?)
 
Pourquoi le livre nunuche de Christine Orban continue-t-il à se vendre ?
 
Pourquoi l’un d’entre nous est-il en danger d’être démasqué et comment est-ce possible ?
(Ça craint d’ailleurs…)
 
Pourquoi Jean-Paul Enthoven se met-il de l’autobronzant orange ?
 
Pourquoi Ono-dit-Biot, l’Interalliable, a-t-il tant de presses cette semaine : qu’a-t-il fait à son attachée de fesse, et comment s’est-il démerdé pour que l’actu Birmane colle pile-poil à son bouquin ? (A-t-il couché avec Jane Birkin ?)
 
Pourquoi n’entend on toujours pas parler du 2° roman de Thomas Clément ?
 
Pourquoi les lecteurs de ce blog nous gonflent-ils quand on fé des fotes de frappe ou d’orthographe ? Z’en font pas, eux, peut-être ?
 
Pourquoi Éric Neuhoff fait-il la tronche à l’un d’entre nous ?
 
Pourquoi nos questions sont-elles si « au ras des pâquerettes » ? (Pour vous conforter dans l’image que vous avez de nous).
 
Pourquoi lire le blog de Karine Papillaud ? 
 
Pourquoi employons-nous pour la deuxième fois ce moyen interrogatif pour vous parler ?
(Parce que c’est fastoche à faire et ça a un gros rapport avec notre première question).

Pourquoi Tatiana de Rosnay s’affiche-t-elle à Nancy au bras de Marc Levy (tout sourire) et à la Forêt des Livres, à celui de Guillaume Musso transi ? (Un rapport avec Robert Laffont ou XO ?)
 
Pourquoi Birembaum (ex Privé) ne reprendrait-il pas Ramsay ?
 
Pourquoi Ron L’infirmier n’avoue-t-il jamais qu’il s’appelle en fait « Kévine » ? (Parfaitement, avec un E à la fin.)
 
Pourquoi ici, par exemple, nous ne ferons jamais une solide critique, bien argumentée, du livre imbitable de Zygmunt Bauman : « La décadence des intellectuels », sous-titré : Des législateurs aux interprètes?

Pourquoi illustrer cette note avec une pauvre chanteuse des années 80?
 (c'est débile, oui, mais nous sommes de grands enfants!)

Pourquoi personne ne veut publier cette pauvre Wrath ?
 
Pourquoi (comme hier), lorsque nous déjeunons ensemble tous les trois dans un restaurant discret de la capitale, nous parvenons tout de même à tomber sur un éditeur qui s’installe à la table à côté ?
 
Pourquoi Raphaël Meltz est-il aussi talentueux que prétentieux alors qu’il ne vend pas un livre ?
 
Pourquoi Daniel Pennac veut-il « réformer l’école » alors qu’il fume la pipe ? (Ce qui n’a rien à voir, mais la phrase est sortie comme ça, je n’y peux rien… je vous rappelle que nous avons décidé d’écrire ce que l'on veut. Nous n’avons pas précisé qu’il fallait un sens à tous nos propos.)
 
Voilà, tout est dit. Vous êtes contents, ou pas, on s’en tape le coquillard. Pour le moment, nous croulons sous le boulot et nous reviendrons ici, peut-être, ou pas. Nous verrons bien. Tel Giscard un soir de mai 1981, nous vous disons dignement : « Au revoir!» 

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Rastignac avec l'aimable et précieuse collaboration (quel joli mot!) de Dorian et Ripley.
Par jeresiste - Publié dans : par Rastignac
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 13:59


Je ne vous apprendrai rien, chers lecteurs, si je vous dis que les éditeurs parlent si peu de livres et tellement d’eux-mêmes. « Les éditeurs sont des écrivains pourvus d’une langue… ça leur évite d’écrire la moindre ligne ». Je ne sais plus bien qui disait ça (pas toi mon cher Dorian ?) mais j’abonde.

Eux, un si beau sujet il faut dire. Leur grandeur, leur décadence, leurs déboires, leurs finances… Ah, lancez-les à peine et ils sont intarissables. Dans ce grand déballage il est pourtant un sujet qu’ils n’abordent généralement que du bout des lèvres – à moins d’en avoir fait un véritable fond de commerce – leur famille. Et je ne parle pas que des pudeurs dynastiques des grandes lignées éditoriales (les Gallimard, Flammarion et autres Laffont), qui répugnent à évoquer les méritent de leurs aînées, de peur qu’on se penche de trop près sur les leurs.

Il y a quelques jours, un dîner me met en présence d’un éditeur encore assez jeune pour ne pas avoir totalement occulté ses proches 

- Tu vas bien ?
- Oui, je vais bien…

Il me dévisage avec un petit air illuminé, comme si je venais de lui apporter le Goncourt dans un panier. 

- Dis donc oui, ça a l’air. De bonnes nouvelles ?
-
Des nouvelles magnifiques. Je suis aux anges.

La dernière fois que j’ai vu un éditeur aux anges ça devait être… non en fait je n’étais pas né. Il sort son portefeuille de sa poche et je le sens dans un tel état que je m’attends presque à ce qu’il me tende un billet de 500 euros. C’est ça, si jeune et ce pauvre garçon a déjà pété un plomb… Il me tend la photo d’un marmot dans sa brassière de la maternité et me souffle, comme s’il s’agissait d’un secret. 

- C’est Wilbur.
-
Wil… bur ?
- Il est né il y a trois semaines, c’est magnifique.
-
Ah… oui dis donc, il est mignon.
-
Ca change la vie, tu peux pas savoir.
-
Ben, tu sais, j’en ai deux, je risque l’air de rien.
-
Non mais là…

J’ai l’habitude des jeunes parents shootés au miracle de la naissance, mais là j’ai juste l’impression de causer avec Raël. Quant au prénom du marmot… comment peut-on faire ça à son gosse ? Je l’interroge sur l’origine d’un tel choix. 

-
Enfin, Wilbur… comme l’aîné des frères Wright !
- Les frères Whrigth… tu veux dire les inventeurs de l’avion ? (ndr : Wilbur et Orville)
-
Oui ! Lui aussi il va s’envoler, tu vas voir ! Il va aller haut, tellement haut, j’en suis sûr.

Là c’est à moi de m’enflammer. J’ai un peu envie de lui chanter « Aller plus haut » de Tina Arena, mais comme ce n’est pas trop le genre de la soirée, je me retiens.

Un conseil aux bataillons d’auteurs qui recherchent un éditeur : arrêtez de leur parler de vos textes, faites-les parler de leurs enfants !

Ripley
Par jeresiste - Publié dans : par Ripley
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 08:03
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Pourquoi ?
…Anna Gavalda ne quitte-t-elle pas Le Dilettante pour Gallimard, PPDA invite-t-il constamment les plus jolies auteurs françaises dans ses émissions, Jean-Marie Bigard est-il numéro 1 des ventes depuis hier, Dorian, Ripley et moi ne trouvons-nous pas le temps d’écrire ici, Jean d’Ormesson est-il si bon client à la télévision et si best-seller dans les librairies, David Servan-Schreiber écrit-il des livres sur le Cancer, Bénédicte Martin n’apparaît-elle pas nue sur la couverture de son deuxième roman (le dernier ?), Lionel Duroy se contente-t-il d’être « accoucheur de stars » chez monsieur Fixot, le mime Marceau n’a-t-il jamais écrit de livre (trop tard !), Claire Faÿ remet-elle le couvert avec un deuxième cahier de gribouillages qui n’aura pas le même succès que le premier, les éditeurs à compte d’auteur sont-ils des escrocs (les éditeurs tout court itou), les attachées de stress sont-elles si attirantes, personne n’a-t-il le courage d’aller cracher sur Nothomb, Marek Halter ne se rase-t-il pas (ni Nourissier, d’ailleurs), les lecteurs de ce blog sont-ils si exigeants, Eric Lequien-Espoti si taquin avec nous, lui, pourtant si humble (cliquez sur « Qui ? » pour comprendre), Christophe Donner et Eric Fottorino sont-ils à la fois sur les listes du Goncourt, du Fémina, du Médicis, du Renaudot et de l’Interallié, Lionel dézingue-t-il Ségolène avec aussi peu de classe, style et tact, David Foenkinos écrit-il son nom dans le titre de son nouveau roman, Clara Dupond-Monod m’exaspère-t-elle autant, Vincent Delecroix est-il encensé partout, Eric Reinhardt écrit-il des livres inutiles avec tant de célérité, le terme « écrivain wannabe » me sort-il par les trous de nez, Jean-François Bizot nous a-t-il quitté alors même qu’on s’y attendait, tous les parodiés dans « Et si c’était niais ? » ont-ils salué hypocritement l’exercice de style réussi de Pascal Fioretto, Maria Pacôme et Alexia Laroche-Joubert publient-elles leurs autobiographies respectives sans photos à l’intérieur, le philosophe André Gorz s’est-il suicidé avec sa femme à 84 ans, Jean Dujardin joue-t-il le rôle de Beigbeder dans le film 99F, François Busnel est-il si imbu de lui-même, la Closerie des Lilas est-elle si chère, n’entendons-nous déjà plus parler de Yasmina ?
 
Liste de questions non exhaustives, évidemment.
En avez-vous en tête d’aussi passionnantes sur le petit monde germanopratin que nous aimons tant ici ?
(Dorian et Ripley, n’hésitez pas à en ajouter…)
 
Rastignac
Par jeresiste - Publié dans : par Rastignac
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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 09:17

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Ah, vous vous languissiez de nous, comme cela nous fait plaisir.
Ne vous inquiétez pas, nous sommes tout simplement un peu pris par notre "vrai" travail. Rasti prépare une nouvelle emission avec des auteurs de la rentrée qui font des pieds et des mains pour passer chez lui, Rip enchaine interview sur interview et moi , chers amis, je vais de dîner en dîner avec des romanciers de la rentrée qui ne se doutent absolument pas que je sévis sur ce blog et cela m'enchante. Olivier Adam est aussi joyeux que ses livres, on s'éclate bien plus avec Patrick Besson, Eric Neuhoff et Beig. Savez vous que je songe très serieusement à écrire un roman sur les dessous (feminins.....) de l'édition que je publierai donc sous mon pseudo. Qu'en pensez vous ?
Vous brûlez d'en savoir plus sur mon week-end à Deauville avec la baronne grivoise et mon entrevue avec la jeune femme qui veut ouvrir son coeur concernant ses galipettes avec l'homme politique ?
Je vous ferai attendre encore un petit peu car je suis très pervers, comme vous le savez.. Mais je dirai tout dans mon roman, n'est ce pas ?
Je suis ravi de lire que
Leo Scheer trouve notre blog 'très bien'  même si je n'ai pas été très tendre avec Nathalie Rheims...(mais il doit bien  s'en moquer vu que tout le monde a l 'air d'adorer le livre de Nathalie et qu'elle est entrée dans les listes des meilleures ventes...) Peut être serait-il tenté par mon projet de roman ? Faites moi signe, Leo.

Par jeresiste - Publié dans : par Dorian Gray
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 07:14
moya-equilibriste.jpg Je vous assure, entretenir l’amitié avec des écrivains et exercer sa profession de journaliste littéraire en toute objectivité et honnêteté est extrêmement compliqué.
 
Je réfléchis sur le sujet depuis un long moment, mais j’ai du mal à trouver une solution complètement intègre. Une consoeur à la langue bien pendue m’expliquait l’autre soir qu’elle mettait systématiquement des distances avec les écrivains. Toujours. Sans aucune exception. Je ne sais pas comment elle s’y prend parce que j’en suis parfaitement incapable. J’ai besoin de parler, draguer, séduire les gens qui m’entourent.
 
Le cas s’est présenté à moi deux fois la semaine dernière. Une jeune et jolie auteur(e) s’est retrouvée devant mon micro à sa demande personnelle (je n’ai jamais su dire non face au charme, vous l’aviez compris). J’ai accepté sans avoir jeté un œil sur son nouveau livre. Erreur de débutant (que je ne suis pourtant pas !)
 
Permettez-moi de taire le nom de la jeune femme, je risquerais d’être très vite démasqué…
 
J’avais déjà lu deux précédents romans de la belle et je les avais appréciés.
Mais là, les bras m’en sont tombés. Boum ! Que faire ? Rien. Assumer. J’ai fini par « accomplir » mon boulot de manière fort diplomate, mais sans complaisance. Un numéro d’équilibriste casse-gueule, certes, mais réussi ce jour-là.
 
Je crois qu’elle a été étonnée par certaines réflexions et questions (voire railleries), mais sans plus. Cela dit, je le répète, je vais devenir plus méfiant face à la séduction féminine (qui finira un jour par me perdre).
 
Autre exemple. Un écrivain « vieux de la vieille » dont j’apprécie la lecture depuis des lustres sort son nouveau livre. Nous allons boire un coup ensemble dans le bar d’un palace (tant qu’à faire !). Je dois publier un papier sur ledit ouvrage. Il écrit toujours aussi bien, mais je n’ai rien compris à son histoire. Rien de rien. Pourtant, tous mes confrères viennent de crier au génie en louant sa finesse d’esprit. Je me suis contenté de lui arracher des explications et j’ai fini par comprendre où il voulait en venir. Devant un auteur, faire semblant de saisir la substantifique moelle d’un texte et poser des questions en conséquence est un exercice risqué. Un numéro d’équilibriste casse-gueule, certes, mais réussi à peu près, ce jour-là. Mais je persiste et signe, ce livre n’à aucun intérêt, si ce n’est procurer aux critiques littéraires une bonne petite masturbation intellectuelle avec éjaculation immédiate.
 
Permettez-moi de taire le nom du vieux routier des lettres, je risquerais d’être très vite démasqué…
 
(Je sais, c’est hyper frustrant de ne pas donner les noms des auteurs, ni le titre des ouvrages, mais nous n’avons pas le choix. Dorian, Ripley et moi marchons, pour ainsi dire, sur des charbons ardents… et pour ne rien vous cacher, ça commence à brûler.)
 
Je ne sais pas comment font mes acolytes, le Gray et le Rip, mais ce n’est pas toujours facile d’être l’intégrité personnifiée.
Je tente, mais j’ai mes faiblesses. Ne m’en voulez pas.
 
Rastignac

Ripley réagit (8h01) : Mon Rasti si tu savais... moi-même, récemment, me voilà emporté par un coup de coeur adolescent pour une auteure, dans l'un de ces pinces-fesses où il ne se passe rien. Mais, malgré le sourire et la subtilité de votre serviteur, l'approche tourne vinaigre... Elle m'envoie tout bonnement bouler, sans ménagement,  l'inconsciente ! Que faire ? Lire son prochain livre ? Le descendre dans mes colonnes ? Le brûler ? Oublier l'humiliation ? J'en ferai sans doute une prochaine note...
 
Dorian se reveille (11H08). Moi j'ai tranché. J'ai longtemps fait comme vous. Silence gentil. .Maintenant, quand ça me tombe des mains, je le dis. Fermement. 

Mais c'est tout récent. Peut etre depuis que j'écris ce blog. Ca me donne du courage ?

Rip et Rasti, je vous embrasse. Je pars à Deauville chez une baronne grivoise. Elle cherche un éditeur, elle aussi.
Par jeresiste - Publié dans : par Rastignac
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Nous resterons drapés dans le mystère le plus total.
Ripley, Dorian Gray et Rastignac
 

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